ASSA est une association sans but lucratif dénommée « Agir pour la Sécurité et la Souveraineté Alimentaire », « ASSA » en sigle. C’est une plate forme qui regroupe des personnes physiques, des associations et réseaux oeuvrant pour la promotion de la sécurité et la souveraineté alimentaire. Cette association est régie par les dispositions de la loi N° 004/2001 DU 20 Juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et aux établissements d’utilité publique.
En RDC, l’article 47 de la Constitution reconnait que
l’Etat doit garantir le droit à la santé et à la sécurité
alimentaire des populations congolaises. Avec La
politiques agro-alimentaire basée sur l’agro-industrie
préconisée, ne placent pas au centre de leurs actions les
besoins alimentaires des populations et encore moins
l’agriculture paysanne. Avec une population congolaise
pauvre, il y a lieu que la majorité de la population,
particulièrement en milieu rural, continue à souffrir de
la malnutrition et que les paysans soient abandonnés à
leur triste sort comme c’est le cas aujourd’hui.
En effet,
les données des enquêtes rapportent que : environ 56
millions de personnes soit près de 70% de congolais,
sont sous-‐alimentés, environ 43% d’enfants
de moins de cinq ans, soit un enfant sur deux, souffrent
de malnutrition chronique (retard de croissance) et 6
provinces sur 26 ont des prévalences de malnutrition
dépassant 50% (seuil d’urgence) et 14 de ces 26 provinces
comptent plus de 40% d’enfants malnutris. Par ailleurs
près de 80% de denrées alimentaires vendues en RDC
sont importées.
En dépit du fait que la Constitution de la RDC ainsi
que les conventions internationales demandent à
l’Etat congolais de prendre les mesures nécessaires
pour garantir la sécurité alimentaire et la bonne santé
aux populations, il n’existe pas encore de dispositions
législatives reconnaissant le droit à l’alimentation de
chaque congolais comme un droit de l’homme.
Cette triste et dangereuse situation doit interpeller
toutes les parties prenantes au bien être de la population
congolaise afin qu’elles prennent conscience de la gravité
de la situation de manière à cibler les mesures idoines à
arrêter pour une concrétisation progressive du droit à
l’alimentation afin que le nombre de personnes souffrant
de la faim et de la malnutrition baisse graduellement, et
que la santé de populations s’améliore au fil des ans.